mardi, janvier 30, 2007

La patrouille vengeresse de saturne du futur PART 1

LA PATROUILLE VENGERESSE DE SATURNE DU FUTUR

Bob / guitare
Jac / basse
Jade / guitare
Hug / chant
Gladislas / clavier
Batteur/ batterie
Barnaby / saxophone sous réserve




Bob retira la couverture, poussa la blonde sur le coté, enfila ses bottes, et nu face au froid du petit matin gris et mouillé à même sa piaule, gagna la cuisine en titubant sous les coups de massue que ses racines de cheveux lui assénait au cerveau.
Il fit couler 7 litres de café et fuma un paquet de Rothmans en attendant et grignota quelques chips d’hier. Quand il remarqua le sang sur ses doigts, la blonde fit son entrée dans la cuisine, décoiffée, un peu pueuse du matin, vêtue de la chemise en soie violette de Bob.
Empli de café, encore endormi, sentant la clope, Bob congédia la groupie sur le trottoir et lui promis de la rappeler, promis de lui faire visiter le local de répète, en se demandant comment il pouvait bien promettre des choses pareilles. Il goba un Drynamok pour se remettre en forme, et dirigea son pas syncopé sous la bruine du matin vers les quais.
Il trouva Jac toujours endormi sous l’abribus, là où il l’avait laissé hier soir. Jac était fiévreux et trempé de pluie, un clope éteint pendait de son bec. Bob l’empoigna en faisant attention de ne pas salir son fute et ses bottes, le secoua un peu pour le faire revenir des plaines éthyliques ou il s’était fourvoyé, et il le tituba jusqu’au bistrot le plus proche.
Il installa Jac sur une banquette et lui frotta le dos. Sa veste en velours finement côtelé, 3 poches, 6 boutons, vert foncé était toute froissée pratiquement foutue. Bob commanda une cafetière à volonté.
« Vous vous croyez où, on est pas aux stète, je sers des cafés, si vous êtes pas contents… »
Bob commanda 7 expressos, et alluma une tige en fixant le patron, souffla sa fumée en direction de la vieille moche qui s’extasiait devant l’onirique nuage de lait dans son thé au jasmin, puis il enfila ses lunettes noires et se retourna vers son bassiste épave.
Jac grommelait des mots qui lui coulait confusément de la bouche. Il essayait d’expliquer à Bob qu’il n’arrêtait pas de péter parce qu’il avait trop d’air dans le bide, parce qu’il avait embrassé cette fille pendant quatre heures de suite cette nuit, c’était pour ça. Puis il se mit à recoiffer sa frange de manière frénétique. Bob lui porta pratiquement le café à la bouche. Il lui administra sans lui demander son avis, une pilule de Propetrol pour le requinquer et la fit passer en lui envoyant dans le gosier une gorgée de sa flasque en forme de poche de cul où on ne savait plus trop ce qu ‘il y avait comme alcool dedans.
Jac se réveilla alors.
« AUTOSALVAGE, qui joue du hautbois sur Rampant Generalities ? »
« Arthur La Noue Davenport » grommela Jac.
« THE PURPLE HEADED YOGOURT SPITTERS, l’album psyché de 67, qui tient la partie de Hammond dans Greasy Pig Fucker ?» questionna Bob.
«Bruce Santaboque. » Répondit Jac. Il était d’attaque.



Il descendirent le boulevard de la Hague ou les filles de joie finissaient leur nuit en bavant dans le caniveau, reniflée par des chiens erratiques en quête d’amour. Les livreurs de lait envoyaient les bouteilles se fracasser contre les portes des immeubles endormis, il était sept heure du matin, le jour pointait péniblement encore, les berlines gavées de libéraux gras dévalaient la pente en direction des bureaux du centre, quelques concierges à fusil tapaient des tapis de leur fenêtres et dispensait la bonne poussière arôme naphtaline à travers l’air épais et humide du matin créant un nuage nauséabond et froid que nos deux hiboux dépenaillés fendait de leur pas de rockers matinaux. Bob, toujours impec, la botte altière et le cuir brillant, la mèche luisante et le futal serré, Jac fripé de la nuit, sa crinière jaune tombant sur un front soucieux, sa veste vert pomme serré autour de lui contre la grisaille, les lunettes noires sur le sommet du crâne.
De la rue Joseph Longeria, on entendait encore les échos étouffés des dernières bribes de nuit qui s’échappait du Mo’Groove Club 500 , alors qu’une file de fêtards funky s’en extirpait par petites grappes, et que Big Jill III, le corpulent vigile, scrutait la rue à l’affût de probables flicailles.
Bob s’avança vers le puissant videur, laissant Jac derrière admirer les culs des danseuses de la nuit qui s’en allaient péter dans des draps de skaï.
« C’est moi Bob, des REVENGE PATROL FROM FUTUR SATURN, tu me remets mec ? »
Big Jill III eut une petite moue d’approbation.
« Barnaby est la haut, mec ? »
« Entrez les gars. »
Bob et Jac se frayèrent un passage à contre courant à travers la horde encore secouée des spasmes de drogues groovy, qui avait dansé toute la nuit au son des ERRATIC CHIKEN SWINGERS dont le batteur Huckle Boncoeur traînait encore ivre-mort sur la scène à draguer un travelo sans le savoir.
Bob ne put s’empêcher de s’approcher du podium pour jauger un peu le matos pendant que Jac s’installait au comptoir en bataille pour saluer la serveuse qui balayait. L’air humide chargé de sueur sentait la clope et le sperme froid. Huckle Boncoeur salua Bob d’un petit coup de menton et se rabsorba dans les seins en plastique de sa conquète, sans plus se soucier de Bob. Bob, lui, n’en revenait pas, les ERRATIC s’étaient dégotté un claviers Staxx Ravens Duo Vibes de1965, et une basse Faulkner Corp triturbine G600 de 1964. Branchée sur l’ampli Phonamp 66 Viperlord du bassiste Greg Malongo, ça devait dépoter sa race, et ce connard de Jac qui draguait une serveuse au lieu d’admirer ça. Bordel, s’en était trop pour le pauvre Bob qui s’assit carrément sur une chaise. Jac, lui, était parvenu à faire rire la serveuse pourtant fatiguée de sa nuit à servir des Triple Vodka Madrilène et des Gins Elimés, en lui racontant comment il s’était retrouvé à faire des chœurs pour Chesta Brown et les Brownettes alors qu’il s’était trompé de dates pour un concert . Il s’éclipsèrent tout deux dans le hall des chiottes et Jac commença à lui trifouiller sa bouche avec sa langue et à lui ôter son T-Shirt des JAMAICAN JUPITER SKINS, quand Bob fracassa les portes battantes d’un bon coup de bottes, chopa Jac par le col et l’envoya bouler à travers la piste de danse vide. On entendit le rire moqueur en cascade du travesti amusé, et Bob plaça son doigt tendu vers le visage de la serveuse.
« J’ai mis une heure à réveiller ce pauvre foutu Jac, et si tu me le baise, y va se rendormir aussi sec. ALORS PAS TOUCHE ! T’as pigé mec ? » Bob appelait tout le monde mec.
La serveuse connaissait la réputation de Bob des REVENGE PATROL, alors elle ferma sa gueule, d’ailleurs elle avait pas vraiment eut envie , mais se faire un musicien ça se refusait pas, même un bassiste, ça faisait partie du boulot de connaître les capacités sexuelles de la scène du coin, ça permettait de conseiller les groupies avant qu ‘elle ne se jettent au cou des mauvais coups
Jac avait vraiment envie d’expliquer a Bob qu’il n’était pas sympa, qu’il fallait pas le violenter comme ça, qu’il allait se la faire, mais généralement avec Bob il se taisait. Bob le pris par le bras et l’entraîna vers les escaliers qui menaient a l’étage.
« Pas le temps pour la nique mec. On doit réveiller tout le monde et partir répéter. Ce soir le concert, c’est pas n’importe quoi. Tu te tremperas le vergeon plus tard. Merde ! »

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« Personnellement, je me demande si tout le foin qu'on fait autour du groupe est vraiment justifié »

« Naast résumables sous la formule « petits bourgeois pistonnés faisant du rock » « bachottent des influences anglaises très seventies avec ce qu’il faut d’attitude dandy et torchent au passage quelques morceaux ». « On serait plutôt tenté de calmer les ardeurs des critiques les plus belliqueux et de les inviter à s'arrêter sur cette galette »

« Formés il y a trois ans à Joinville-le-Pont, les musiciens font leurs débuts dans des pubs ».
« Tout irritants - et incroyablement prétentieux -que soient ces jeunes gens, aussi insupportable que soit la campagne promotionnelle qui entoure la sortie de leur album, » (« le tout sponsorisé par un quadragénaire Rock'n'Folk tout heureux de prendre un coup »)«le résultat aurait pu être pire. Les textes du fameux Gustave sont plutôt honorables »« de scander ses paroles et de les tordr""ent" (Ndlr) " pour les adapter au rythme ou de brailler les refrains comme ce "Ahhh ahhhh ahhhh je suis dans le coin de ton oeil" ».
« Et la gouaille braillarde des parisiens pourrait bien produire son effet si les textes n'étaient pas si adolescents. Mais après tout, pourquoi pas ? »

« Alors peut-être Naast sont des jeunes gens prétentieux » « aristocratiques avec leur lippe boudeuse, leurs cheveux drus et sombres... » « sur des textes parlant de leur quotidien et des filles » ( « (les chipies se pâment) »)

« La reprise (ratée) de "Don't Look Back" sur l'insipide compilation Passe Ton Bac D'Abord ne trompait pas : » « Des titres passables (La fille que j'aime, Complication, Je te cherche) à la rythmique assez basique trouvent toujours un petit écho avec un solo de guitare ou un refrain accrocheur. »
« De la brit pop pure et dure à la sauce »« et l'impression dominante reste mitigé » e (Ndlr)


« Entraînons-nous donc au tir au panier (ou au saut à pieds joints) avec cette galette tout à fait sans intérêt... »




PS : Comme Neuf : On vient de me l'offrir et je n'accroche pas vraiment. Il est en parfait état. Envoi rapide et très soigné Voir le détail

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